Après le week-end dernier passé tranquillement à la maison avec une sortie dans un comedy club où nous avons vu 8 comédiens différents, nous re-voilà en vadrouille. Direction Seattle ! Nous avons bossé depuis l’appart avant d’aller prendre l’avion en début d’après-midi. Nous y sommes allés en bus loupant ainsi l’occasion de faire le trajet à vélo de jour. Mais bon, le bus va quand même bien plus vite et sans effort.

Nous avons passé la soirée avec Seb, un ancien collègue venu s’installer à Seattle. On a d’abord été prendre un verre dans un bar avant d’aller au restaurant. Sur notre chemin du tramway au bar, nous avons vu beaucoup de monde aux couleurs du Pride Week-end. Le quartier était donc très animé ! Une fois au resto, nous avons été rejoint par le copain de Seb, qui rentrait de San Francisco. Le restaurant était assez calme, la serveuse très gentille et nous avons passé une très bonne soirée. Guillaume a pris du lapin, viande que l’on trouve très rarement ici et moi des palourdes avec quelques patates rissolées. Les assiettes étaient légères donc on a encore commandé un morceau de viande à partager à 4. En dessert, nous avons partagé quelques boules au riz accompagnées de confiture.

Comme nous n’étions pas loin de là où Seb et son copain habitent, nous sommes montés prendre une infusion de menthe fraîche chez eux. Après 22:30, ils nous ont appelé un Uber pour qu’on rejoigne l’appartement de Loubna qui nous accueillait pour le reste du week-end. À notre arrivée, elle était la seule debout et nous sommes directement allés nous coucher.

Samedi

Pour le petit-déjeuner, Jona, le mari de Loubna a préparé des pancakes avec amandes et chocolat. Un régal ! Le petit-déjeuner a duré un petit moment, ce qui nous a permis de commencer à papoter. Nous avons continué dans la voiture en route pour la randonnée du jour. Une petite halte GPS, m’a même permis d’aller aux grilles de Nintendo. En arrivant finalement au début de la randonnée, on se gare au bout de l’énorme file de voitures, longue de plus d’un kilomètre. La rando s’en trouve donc augmentée du double !

On a beaucoup espéré, on a croisé très fort les doigts mais cela n’a pas suffit à faire partir les nuages bien épais. En montant nous nous sommes donc littéralement retrouvés la tête dans les nuages. La première partie de la randonnée était assez cool mais la fin était bien plus pénible, sans vrai chemin, au milieu des pierres. Passé une certaine altitude, on rencontrait de plus en plus de fleurs d’une espèce assez particulière et inédite même pour Jona qui connait la région depuis plus de 20 ans.

On a continué notre montée jusqu’au sommet à 1600m d’altitude ! On a même trouvé de la neige ⛄️❄️?️ On a pique-niqué au point où on devait faire demi-tour mais on a regretté un peu de ne pas être redescendus un peu pour manger car il faisait quelques degrés de plus un peu plus bas. Nous avons bien mangé, du pain avec du poulet, du fromage, de la salade et des tomates, des crackers, des fruits, des cookies. L’estomac était prêt pour le descente.

Pire que la montée, la descente fût lente et précautionneuse pour éviter toute chute ou blessure. Un moment encore moins agréable pour Guillaume qui redoublait d’attention pour ne pas se refaire mal au genou comme à Yosemite. Nous sommes finalement tous arrivés en forme en bas. Il n’y avait plus beaucoup de voitures et le temps pour rejoindre les voitures paraissait une éternité, laissant craindre qu’elles ne soient plus là. Pas de panique, elles nous attendaient sagement, juste plus loin que dans nos souvenirs.

Au retour à l’appartement, nous avons été très surpris par l’heure. Il était déjà 20h alors que le soleil était encore très présent, notamment dans le superbe salon vitré sur 4m de haut; il y a une mezzanine au dessus de la cuisine, là où nous dormions, d’où une telle hauteur. Au dîner, de l’agneau, un mix de féculents et quelques crudités accompagné de glace en dessert. Parfait après cette longue rando.

Dimanche

Pas de grâce mat’ au programme même si tout le monde aurait aimé notamment avec les courbatures. En plus du pain de mie, Jona nous a servi des tortillas avec un oeuf dedans. Encore un délice. Nous n’avons pas trop traîné à table car nous avions rendez-vous à 9h à la salle de sport où Loubna travaille pour participer à son cours de 9h. On a adoré même avec nos courbatures. Pour moi, cela m’a rappelé les stages de marche en France où elle m’a déjà fait des séances similaires. C’est dur mais s’est bon. Guillaume qui adore se dépenser s’est bien plu aussi. Il faisait cependant moins le fou-fou dans le 2e tour ! Nous étions un petit groupe très sympa, Jona, le fils de Loubna, trois femmes et nous deux.

Après une récupération douce sur vélo et des étirements, nous avons été profité du saune et du hammam. Il y faisait bien bien chaud ! Le hammam, bien que plus froid que le sauna était moins supportable à cause de l’humidité. Après cela, nous sommes rentrés, sauf Loubna qui travaillait jusque 19h.

Pour le déjeuner, nous avons eu pizzas et en dessert, spécialement préparé pour nous par Jona, du yaourt à la grecque avec des tranches de mangues, un régal. Nous sommes ensuite partis pour le centre de Seattle pour visiter le Musée POP. Le grand parc où se situe le musée accueillait pour le Pride Week-end une scène principale avec de la musique et divers exposants/vendeurs. Il y avait foule en tout cas et dans toutes les tenues, aucune limite.

 

Le musée était très intéressant, très original, d’abord avec sa colonne de guitare et autres instruments ayant eu des propriétaires célèbres mais aussi par ses expositions. Nous n’avons pas payé le supplément pour l’exposition temporaire Marvel mais le reste nous a bien occupé. On a commencé par une salle sur Jimmi Hendrix puis sur Nirvana, originaires de Seattle. La première était très colorée.

Ensuite j’ai joué une partie à la Switch avec le fils de Loubna avant de continuer mon tour dans la salle sur les jeux vidéos « indies » où plusieurs étaient disponibles pour jouer. À l’étage, j’ai essayé 5′ un tutoriel de guitare électrique, de piano puis de batterie mais je n’ai pas le rythme. J’ai ramené Guillaume pour qu’il me joue un peuple de la batterie. Cela ressemblait plus à de la musique qu’à du bruit contrairement à mes essais. Mais il n’a pas joué longtemps car le perfectionniste en lui n’aimait pas trop faire des erreurs, inévitables après plus de 10 ans sans y jouer. Moi j’ai beaucoup apprécié. C’est vraiment chouette qu’il y ait un espace pour vraiment joué de la musique. Le musée est très interactif, vivant, jeune et actuel. Les dernières salles que nous avons visité était celles sur la science-fiction et sur les contes.

En rentrant, nous avons regardé Thor Ragnarok avec une pause pour le dîner préparé par Jona et encore un succès.

Retour

Lundi matin, Loubna commençait à 5h donc elle nous a déposé à l’aéroport vers 4h20 pour un vol à 5h30. En arrivant à la maison vers 9h nous avons pu nous mettre à notre bureau pour la journée de travail, coupée par une sieste en fin de matinée pendant que de longs calculs tournait sur nos ordinateurs.

Un des cadeaux que j’ai offert à Guillaume pour son anniversaire était deux places pour un concert de l’orchestre symphonique de San Francisco. Le concert choisi avait lieu ce samedi soir. L’occasion pour moi de faire mettre une chemise à Guillaume. Cela lui va si bien.

Après une journée tranquille à l’appartement, nous avons mis nos vêtements de soirée puis enfourché nos vélos. Même en robe et chemise, on reste nous et le vélo reste le moyen le plus pratique pour se déplacer en ville. Nous avons pris le Caltrain puis une fois à San Francisco nous avons roulé jusqu’au restaurant repéré sur Internet. Je n’avais pas analysé le quartier car c’est très proche de l’avenue Market que je connais bien mais en quelques rues l’ambiance change radicalement et nous étions dans le quartier le moins fréquentable de la ville. Nous avions repéré un deuxième restaurant dans une autre zone et nous avons donc continuer notre chemin jusqu’au deuxième restaurant. Et ce fût un très bon choix ! Il s’agissait d’un restaurant latino avec de la musique très dansante et un menu original et intéressant. Nous avons commandé tous les deux quelque chose de léger et bon et j’ai pris un cocktail sans alcool à la menthe et au concombre. Nous étions bien, nous étions seuls pendant une grande partie du repas. Nous avions un coupon de réduction mais il fallait que la note dépasse les $40 pour l’utiliser. Il n’y avait pas de dessert donc nous nous sommes mis d’accord sur des frites de manioc avec une sauce à l’avocat et de la mozzarella fondue. Les bonnes résolutions de début de soirée de manger léger s’envolent mais les papilles se régalent.

La salle

Rassasiés, nous avons brièvement repris nos vélos pour aller au Davis Symphony Hall dans le Civic center où se trouve toutes les belles bâtisses en pierre hébergeant les différents événements artistiques. Installés au fond du premier balcon nous avions quand-même une belle vue sur l’orchestre.

Le premier morceau était un concerto de violon de Tchaikovski avec un soliste en plus de l’orchestre symphonique. Il y avait principalement des instruments à cordes. La cheffe d’orchestre et le violoniste étaient les « stars » invités de la soirée. Le morceau fût très prenant, très vivant on se laisse aller, pleinement pris dans la musique. Un délice. C’était pur. Beau. 30′ de plaisir.

Mairie de San Francisco vue depuis le Davis Symphony Hall

Le violoniste est revenu plusieurs fois sous les applaudissements du public avant de se décider pour nous jouer un bref morceau supplémentaire en solo avant l’entracte. Le morceau suivant était un morceau contemporain composé par Kaija Saariaho: La lanterne magique. L’atmosphère était radicalement différente. Plus j’y pense et plus un mot s’impose pour décrire l’œuvre, c’était pour moi un polar. Il y avait beaucoup plus de musiciens, des genres différents et l’ambiance était très mystérieuse, à suspense. Un polar. Guillaume a moins aimé, notamment car il a eu une mauvaise expérience avec de la musique contemporaine quand il jouait du saxophone. D’ailleurs, en bon musicien il m’a énuméré les différents instruments présents sur scène et leurs différences.

Après une bref pause pour ajuster les instruments sur scène, nous avons eu le droit au troisième morceau de la soirée: Le poème de l’extase de Scriabin. L’ambiance était moins noire que l’œuvre précédente mais toujours dans un style mystérieux. Avec 100 musiciens sur scène, l’effet était au rendez-vous.

Grand escalier du Davis Symphony Hall

Nous avons passé un très bon moment, dans une ambiance chic mais pas trop (un certain nombre de femmes étaient en jeans et un certain nombre d’hommes ne portaient pas la chemise). Le bâtiment, l’orchestre, les invités, la musique, notre dîner … une excellente soirée. La seule difficulté fût de rentrer car nous étions terriblement fatigués. Le trajet en Caltrain fût long… Mais cela en valait en la peine.

Devant la mairie, de nuit