Dans notre découverte de la culture américaine, nous avons assisté à un match de hockey sur glace. Les Sharks (requins) locaux affrontaient les joueurs de Las Vegas.

Quand nous nous sommes installés, les joueurs s’échauffaient encore avant de laisser place aux surfaceuses décorées en requin. La mascotte est venu salué le public sur un quad en passant par un tremplin. Les Sharks ont fait leur entrée officielle en traversant la gueule d’un requin. Mise en scène dans le thème: 10/10.

Le jeu est divisé en 3 périodes de 20 minutes avec autant de pauses entre chaque. Nous avions de très bonnes places et pendant les deux premières périodes, la grande majorité des attaques étaient juste devant nous.
Le jeu va très vite: le terrain est relativement petit et les joueurs glissent à belle allure. Mais nous arrivions quand-même à suivre, la plupart du temps.

Les contacts, notamment contre les parois étaient sans retenue et les crosses ont plusieurs fois échappé à leur propriétaire. Lors d’une remise en jeu, un des 4 arbitres lâche un palet entre 2 joueurs qui essaient alors pour le récupérer. Les joueurs n’ont pas le droit d’attaquer avant le lâcher de palet. Ça nous a bien fait rire quand l’arbitre testait cela tout simplement en faisant semblant de lâcher le palet. A chaque fois un joueur se fait prendre et un de ses coéquipiers doit prendre sa place.

À cause de la vitesse et sans doute du niveau proche des deux équipes, les buts n’ont pas afflué malgré les nombreux essais (~40 tirs pour les Sharks et ~25 pour Vegas). C’était prenant à regarder même si l’ambiance n’était pas survoltée. Le public se manifestait surtout pour marquer sa déception lors des occasions manquées ou lorsqu’un joueurs adverses se faisait sortir 2′. A ce moment là, tout le monde mime une mâchoire de requin qui se referme. Encore une fois, à fond dans le thème !

Pendant les deux arrêts de jeu, des spectateurs ont été sélectionnés pour un mini concours sur la glace. Pour le premier, il y a eu une course en quad sur la glace et pour le second, le jeu des chaises musicales ! Nous avons aussi eu le droit à une vidéo de deux joueurs où l’un porte un casque anti-bruit et doit lire sur les lèvres de son coéquipiers des mots en tout genre. Les américains ne manquent pas d’inspiration et d’humour.

Nous avons acheté une barquette à un fast-food chinois entre la deuxième et la troisième période.
À la fin du temps réglementaire, les équipes affichaient chacune 1 point et il y a alors eu des prolongations à 4 contre 4 au lieu de 6 contre 6. Moins de monde pour se gêner devant le petit but et en 40 secondes le match était bouclé grâce au but en or des Sharks.

Comme pour le match de football américain la célébration de la victoire est éphémère: tous les joueurs rentrent sur le terrain, les vainqueurs sont contents et en 2′ tout le monde est rentré au vestiaire. 2 joueurs ont envoyé des palets signés dans le public et tout le monde plie bagage. Malheureusement le match a fini vers 9:45, juste après le départ d’un Caltrain et nous avons dû attendre celui de 10:30 donc pas couchés tôt mais c’était pour un bon spectacle.

Avant le récit de dimanche dernier, un petit mot sur le dernier colis arrivé de France début mars. C’est Nicole cette fois qui nous a envoyé un carton de bonne nourriture française ainsi que des fèves et couronnes pour galette des rois. Nous en avons d’ailleurs réalisé une depuis. Merci encore Tatie !


Dimanche temps sec prévu alors nous sommes allés nous balader sur le campus d’une prestigieuse université américaine : Stanford. Le campus est ouvert au public et d’ailleurs très touristique.
On rentre d’abord dans un bois où les routes voiture comme piétonne sont niquels. D’ailleurs c’est l’impression générale de la visite : tout est niquel.


On commence par les installations sportives, complètes et propres avant de rejoindre les bâtiments. Et ça en jette. Quand on sait qu’il faut compter environ $50 000 par an pour étudier là et qu’il y a de généreux donateurs privés, ce n’est pas étonnant de trouver un aussi joli campus.

Comme nous avions déjà vu en Australie, il y a aussi une « librairie » qui sert également de magasin de souvenirs. Et comparé à certaines boutiques qu’on trouve en ville, la partie souvenirs est bien grande !

Impressionnant et cela a bien sûr amené de longues discussions pour comparer nos universités françaises pauvres, pas toujours bien entretenues ni très jolies et cette prestigieuse université inaccessible mais impeccable, avec une éducation et de la recherche de qualité.